




L’immobilier devient-il un marché de grands propriétaires ? L’analyse d’Emanuel von Graffenried dans Le Temps
14 septembre 2026

Dans une contribution publiée dans Le Temps, Emanuel von Graffenried, Directeur & Associé de BN Conseils, examine une évolution majeure du marché immobilier suisse : les nouvelles contraintes favorisent-elles les grands propriétaires au détriment des investisseurs privés ?
Transition énergétique, hausse du coût des travaux, évolution des normes et besoins croissants en capitaux rendent la gestion des immeubles plus complexe. Face à ces transformations, tous les propriétaires ne disposent pas des mêmes ressources pour financer les investissements et préparer l’avenir de leur patrimoine.
Des capacités d’investissement différentes
Les grands investisseurs peuvent planifier les rénovations sur plusieurs années, répartir les dépenses entre de nombreux immeubles et les intégrer à une stratégie de portefeuille.
Pour un propriétaire privé dont le patrimoine repose largement sur un ou deux bâtiments, une rénovation importante peut représenter un engagement financier considérable. Le recours à l’emprunt ajoute alors des charges à une équation déjà exigeante et peut réduire sa marge de manœuvre.
Emanuel von Graffenried souligne ainsi un déplacement progressif du rapport de force en faveur des acteurs capables de financer, de planifier et de mutualiser les investissements.
Les propriétaires privés conservent leurs atouts
Cette évolution ne signifie toutefois pas que les propriétaires privés sont appelés à disparaître du marché. Ils disposent de forces spécifiques : une connaissance approfondie de leur immeuble, une chaîne de décision courte et une capacité à envisager leur patrimoine sur plusieurs générations.
Cette vision à long terme leur permet de poursuivre des objectifs qui dépassent le rendement immédiat, notamment en matière de transmission familiale. Leur liberté de décision constitue un véritable avantage, à condition de l’exercer suffisamment tôt.
Anticiper pour conserver la maîtrise des décisions
Attendre que les travaux deviennent obligatoires, que le financement se complique ou qu’un calendrier soit imposé limite les possibilités d’action.
Conserver et rénover, densifier, repositionner, s’associer ou vendre : ces différentes options gagnent à être étudiées avant que les circonstances ne rendent une décision nécessaire. Une préparation en amont permet de comparer les scénarios et de les articuler avec les objectifs patrimoniaux du propriétaire.
La contribution met ainsi en évidence un enjeu central : dans un marché plus exigeant, le capital compte, mais l’expertise et la capacité d’anticipation deviennent elles aussi déterminantes pour préserver la valeur du patrimoine.
Source : Cet article a été initialement publié par Le Temps. Le contenu reste la propriété exclusive de son auteur et de son éditeur d’origine. Il est présenté ici sous forme de synthèse, à titre informatif, avec mention explicite de la source.
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Lien original : L’immobilier suisse devient-il un marché de grands propriétaires ?









